Comment nourrir la planète en 2050 sans la détruire ?

Guglielmo
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Re: Comment nourrir la planète en 2050 sans la détruire ?

Message par Guglielmo » ven. sept. 13, 2019 10:53 am

Dans tous les domaines concernant le maintien du niveau de vie de la société humaine dans son ensemble (environnement, biodiversité, énergies, alimentation), nous avons des solutions.
Ces solutions auraient dû commencer à être mises en place, selon les cas, dix, quinze ou vingt ans plus tôt.
Au rythme où vont les évolutions positives, disons plutôt vingt.
Cela n'a pas été le cas. Pour bien des problèmes, la question se résume à "combien avons-nous d'années de retard ?".
D'autres questions déjà évoquées, alourdissent la réflexion, comme "qui est prêt à prendre les bonnes décisions ?"
Rien qu'en France, changer de comportement pose problème à au moins la moitié de la population. Ne parlons pas des USA. Trente ans c'est court et c'est long mais si on fait selon l'adage "regarde d'où tu viens et tu sauras où tu vas", les évolutions positives constatées sur les trente dernières années rendent pessimistes sur les trente prochaines.
Cela, toutes choses politiques égales par ailleurs ; or nous voyons qu'un changement de gouvernance peut faire perdre en six mois les bénéfices de dix ans.
Et le monde, c'est le moins qu'on puisse dire, ne s'oriente pas vers une gouvernance favorable à la protection de l'environnement, avec des extrêmes droites pour qui la nature n'est rien d'autre qu'un ennemi à combattre et la Terre, un citron à presser.
Alors les scientifiques pourront toujours écrire des rapports de 560 pages exposant les solutions et toutes les visions positives de l'avenir qu'ils voudront, il reste que les volontés politiques sont bien trop faibles voire inexistantes. Non seulement nous ne sommes pas sur le bon chemin, mais il semble même que nous allions à reculons.
Modifié en dernier par Guglielmo le dim. sept. 15, 2019 9:37 am, modifié 1 fois.



coltrane
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Re: Comment nourrir la planète en 2050 sans la détruire ?

Message par coltrane » sam. sept. 14, 2019 9:55 pm

Les dirigeants sont avant tout préoccupés par des considérations court-termistes et d'intérêt local. Ils sont élus par les gens d'aujourd'hui et non par ceux de demain, et sont avant tout chargés des intérêts nationaux dans le meilleur des cas(dans le pire ils sont au service d'intérêts très privés...) et c'est bien pourquoi les solutions qui pourraient être mises en œuvre ne le sont pas.

Ceci dit, il faut éviter de promouvoir de idées simplistes. Si une nette réduction de la consommation de viande est un levier permettant de réduire les émissions de GES, faire de la disparition de l'élevage la priorité relève davantage de l'idéologie que du pragmatisme.
En premier lieu, il faut rappeler que se passer d'alimentation d'origine animale est un luxe de pays occidentaux.

En second lieu, on avance que l'élevage est le premier contributeur au réchauffement climatique en comparant les données de la FAO avec ceux du GIec alors que l'un fait une comptabilité plus large que l'autre. On oublie que pour ce qui est des pays occidentaux, ce secteur occupe une plus faible part encore des émissions. En fait, la priorité pour nous ce serait d'arrêter l'automobile.

Enfin, il ne faut pas oublier que sous l'appellation "élevage" on retrouve des pratiques très diverses qu'il n'est pas très juste d'amalgamer dans un même sac tout cela.

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Le Rat Musqué
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Re: Comment nourrir la planète en 2050 sans la détruire ?

Message par Le Rat Musqué » dim. sept. 15, 2019 10:51 am

coltrane a écrit :
sam. sept. 14, 2019 9:55 pm
Les dirigeants sont avant tout préoccupés par des considérations court-termistes et d'intérêt local. Ils sont élus par les gens d'aujourd'hui et non par ceux de demain, et sont avant tout chargés des intérêts nationaux dans le meilleur des cas(dans le pire ils sont au service d'intérêts très privés...) et c'est bien pourquoi les solutions qui pourraient être mises en œuvre ne le sont pas.

Ceci dit, il faut éviter de promouvoir de idées simplistes. Si une nette réduction de la consommation de viande est un levier permettant de réduire les émissions de GES, faire de la disparition de l'élevage la priorité relève davantage de l'idéologie que du pragmatisme.
En premier lieu, il faut rappeler que se passer d'alimentation d'origine animale est un luxe de pays occidentaux.

En second lieu, on avance que l'élevage est le premier contributeur au réchauffement climatique en comparant les données de la FAO avec ceux du GIec alors que l'un fait une comptabilité plus large que l'autre. On oublie que pour ce qui est des pays occidentaux, ce secteur occupe une plus faible part encore des émissions. En fait, la priorité pour nous ce serait d'arrêter l'automobile.

Enfin, il ne faut pas oublier que sous l'appellation "élevage" on retrouve des pratiques très diverses qu'il n'est pas très juste d'amalgamer dans un même sac tout cela.
Très intéressant, merci.

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Le Rat Musqué
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Re: Comment nourrir la planète en 2050 sans la détruire ?

Message par Le Rat Musqué » mer. sept. 18, 2019 2:58 pm

ben a écrit :
dim. juil. 21, 2019 1:11 am
Salut JR,

La population est déjà presque stabilisée ou le sera d'ici 2050, il ne reste que l'Afrique subsaharienne où ce n'est pas le cas mais la tendance va tout de même dans le bon sens. (p119)

Leur modèle prend en compte l'augmentation de consommation dans les pays émergents (pp 79-86). Un objectif possible serait d'obtenir 30% de réduction mondiale via 40 à 60% de réduction par l'occident, tandis que les pays émergents augmentent mais restent sous le même seuil que nous (52 calories par jour par personne provenant de viande de ruminants). L'impact le plus fort serait de remplacer ces protéines par des protéines végétales, mais même si on passe au poulet et au porc cela reste très bénéfique.

Ben
Bonjour.

Voici une vidéo de jeune (correctement sourcée) qui résume le problème de consommation de viande bovine face à l'urgence climatique :


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